Le sucre : vrai ou faux ennemi ?

Dernière mise à jour : 15 mai 2020



Toi qui passes par là, tu t'attends certainement à ce qu’une chasse aux sorcières débute contre le sucre... Mais il n'en sera rien. L’heure est aux règlements de compte et à la justice. Pourquoi le sucre est-il tant incriminé et pointé du doigt ? Je ne pense pas qu’il soit plus mauvais que nous en faisons sans doute un mauvais usage. Un usage abusif.


Personnellement, je suis une grande amatrice et consommatrice de mets sucrés. Je fais partie de ceux qui pensent que “si un repas n’a pas de dessert, c’est qu’il n’est pas achevé.” J’ai vécu des périodes où je mangeais une tablette de chocolat par jour et où je terminais systématiquement tout paquet de biscuits commencé. SYSTÉMATIQUEMENT.

Et puis, un jour, les choses ont changé. Je ne sais pas si c’est dû à l’âge et l’estomac qui encaisse moins bien qu’à la douce adolescence, aux prises de consciences financières qui font réaliser que c’est assez irresponsable de manger une tablette de Lindt** par jour maintenant que j’en connais les prix, à la prise de conscience nutritionnelle où je recherche à avoir un apport équilibré de tout ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.


Bref, j’ai commencé à cuisiner sucré, de plus en plus souvent, et à fréquenter le rayon gâteau beaucoup moins qu’avant. (Les seuls fois où j’y mets les pieds c’est pour acheter des bonbons pour décorer une pâtisserie ou des biscuits/chocolats qui me serviront de base à une préparation).

Je pensais que le fait de gérer les quantités de sucres moi-même en confectionnant du fait maison était déjà bien, mais je me suis vite aperçu qu’on lui jetait la pierre même pour les préparations maison ! Pourtant il y a déjà un bel effort de fait lorsqu’on se passe des produits industriels, non ? Du coup, mon comportement c’est à nouveau adapté : je n’achète plus de sucre blanc depuis quelques années. Je lui préfère le sucre roux. J’ai l’impression qu’il est “meilleur”. Pourtant, la seule différence notable entre les deux, c’est le goût plus prononcé du sucre brun-roux. Hormis ce critère d’arôme, le sucre provient soit de la canne à sucre soit de la betterave, deux aliments dont je n’ai jamais entendu dire qu’ils étaient nocifs. Ils ont en revanche un rôle commun qui est de nous fournir en énergie !

Le deuxième résultat de cette guerre ouverte, c’est que j’achète du sirop d’agave et du sucre de coco depuis quelques années également. Il m’arrive de réduire la quantité de sucre prévue par une recette (lorsqu’elle me parait outrageusement exagérée) en la substituant par l’un ou l’autre de ces produits. Parfois je me demande si c’est un phénomène de mode sur fond de plan marketing car il ne me semble pas qu’à l’époque de nos aînés on en faisait autant pour un produit de base.

Je pense que si nous apprenions à connaître (et à doser !) un peu mieux ce faux-ennemi, on l’intégrerait davantage sans appréhension.


PS : je me rappelle aussi de l’époque où cette campagne anti-sucre a fait entrer les sucrettes et autres aspartames dans nos vies. Ça s’est avéré une mauvaise idée…


Note pour toi :

➡️ Lorsque j’écris “sucre” dans mes recettes je n’apporte aucune précision car tu es bien entendu libre d’utiliser l’agent sucrant que tu souhaites en fonction de tes habitudes, de tes envies de tes goûts.


Si tu le souhaites, tu peux remplacer le sucre (blanc ou roux) par des substituts naturels. En t'informant bien sur les propriétés de chacun (surtout si tu as un critère santé à prendre en compte).


Mini Mémo :


➡️ Pour un adulte à l’activité modérée, la quantité de sucre/jour est d’environ 50 à 60 g.

  • un morceau de sucre ou une cuillère à café rase de sucre en poudre = 5 g

  • une cuillère à café de confiture = 7 g

  • une cuillère à café de miel = 12 g

  • 2 carrés de chocolat = 6 g

  • un verre de soda = 15 à 20 g


**La marque n’est pas citée au hasard, ce sont vraiment mes favoris depuis toujours.


Ivy Butter, bec sucré avec modération

15 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout